Quels sont les éléments qui t’ont poussé à pratiquer du hockey sur glace et pourquoi ce sport?
Mon Papa m’a emmené à mon premier match de Gottéron, aux Augustins, à l’âge de 8 ans. C’était contre Davos. Je me réjouissais tellement ! Malheureusement une bagarre générale avait éclaté lors de l’échauffement, du coup le match avait été annulé. J’en avais pleuré. Mon Papa a rattrapé le coup quelques jours plus tard. C’était contre Kloten, Gottéron avait gagné 9-3. L’ambiance était fantastique, le match superbe. Bref, je suis tombé amoureux de Gottéron et du hockey…
Quelles sont tes premières expériences de jeunesse sur la glace ?
Sur les gouilles à Gasser avec mes potes du coin. On y a passé des heures ! On jouait de 9 heures du matin à la tombée de la nuit, samedi et dimanche. A midi, ma petite sœur venait m’apporter du thé chaud et de quoi pic-niquer. La semaine, avec mon pote Challande, une fois rentrés du CO, on courait à l’étang pour aller balayer la neige et « lisser » la surface avec des bidons d’eau pour que tout soit prêt le week-end.
Toi qui joues depuis les débuts du HC le Mouret soit depuis bientôt une vingtaine d'années, comment as-tu vécu l'évolution de notre club?
L’évolution fut constante. Au début, comme il y avait peu de patinoires, on devait aller s’entraîner assez loin. Je me rappelle qu’on se donnait rendez-vous le samedi matin à 0600 devant la Croix-Blanche au Mouret pour se rendre à Château-d’Oex. On s’entraînait également à Neuchâtel. Les matchs quant à eux se déroulaient tous à Leysin dans le cadre de la Sensler Cup. C’était beaucoup de trajet, mais on était content de pouvoir pratiquer notre sport favori. La construction de nouvelles patinoires telles Marly et Romont a donné un nouvel élan à notre club. On avait enfin la possibilité de s’entraîner plus souvent et plus régulièrement. La proximité a également favorisé le recrutement de jeunes de notre région. Le club a ainsi pu progresser, progression qui nous a finalement permis de remporter trois fois le championnat de la Sensler. Le saut en 4ème ligue fut une bonne chose. Il était temps de le faire, car on avait l’impression de « plafonner » en Sensler. Dommage que l’on ait pas réussi l’ascension la première année, cela aurait été un super cadeau pour notre comité qui accomplit un travail fabuleux.
Du point de vue « administratif », le club a également beaucoup évolué. Au début, Bernard Thoos, notre Président d’honneur actuel, s’occupait de tout. Il était juste secondé par Héribert Cotting pour les traductions aux assemblées qui ne se faisaient qu’en suisse-allemand… Ensuite, il y eut l’arrivée d’un secrétaire-caissier, puis d’un 3ème membre du comité, puis d’un 4ème, puis d’un 5ème. Le budget a également beaucoup évolué. Il est 6 fois plus élevé aujourd’hui qu’il y a 20 ans…
Comment peux-tu concilier et organiser tes engagements professionnels et ton sport au Mouret ?
Les entraînements ayant lieu le soir et les matchs le week-end, il n’y a pas vraiment de problème à ce niveau. Tout au plus, je risque de « rater » quelques entraînements lorsque je dois me rendre à l’étranger pour mon travail. Par contre, c’était plus embêtant au collège, lorsque je devais préparer mes interrogations d’histoire - qui avaient toujours lieu le lundi matin – le dimanche soir dans le car en rentrant de Leysin… Mais comme le prof était un grand fan de hockey, il fermait les yeux quand les miens étaient sur la feuille du voisin…
Quelles sont, selon toi, les forces et éventuellement les faiblesses de notre équipe cette année ?
La plus grande force du HC Le Mouret est incontestablement la bonne ambiance qui y règne et la cohésion au sein du groupe. En tirant tous ensemble sur la même corde, en restant soudée, l’équipe est capable de soulever des montagnes !
Les autres forces de l’équipe sont :
- sa jeunesse, sa rapidité, sa fougue ;
- ses deux bons gardiens ;
- son entraîneur est suisse-allemand…
La faiblesse de l’équipe :
- la Cardinale
- la tendance de Pit à vite monter les tours (là je vais me faire tuer…)
Quelles sont tes sentiments et tes pensées lorsque la fin du match a sonné ?
Heureux lorsque l’on a gagné.
Très déçu quand on a perdu.
Ma première pensée : remercier toutes les personnes qui sont venues nous voir car c’est vraiment génial de pouvoir évoluer devant un tel public !
Et ça se passe bien avec notre jeune équipe
Suite au départ de Picolo l’année passé, je suis effectivement devenu le plus ancien du HC avec mes 20 ans de service. On devrait plutôt poser la question aux jeunes de ce qu’ils pensent du « papi »! En tout cas de mon côté, je me suis bien adapté à ces petits garnements !
Hormis le hockey pratiques-tu d’autres sports
- Je joue au football en 5 ligue avec le FC Corminboeuf II
- J’ai fait pour la 1ère (et dernière …) fois le Morat-Fribourg l’année passée
- Du squash de temps à autre
Pourrais-tu nous donner quelques éléments de ta vie professionnelle passée, actuelle ou à venir ?
- Stage à la Préfecture de la Broye
- Juriste au Service des Contributions du canton de Fribourg ( 2 ans)
- Juriste au Département Sinistres de Personnes de la Direction d’Allianz Suisse à Berne (3 ans)
- Juriste auprès de Coris Suisse SA, Société de règlement de sinistres internationaux basée à Fribourg (depuis août 2008)
As-tu encore un peu de temps pour d’autres hobbies ou passions?
Je suis membre du comité de l’Ancienne Sarinia (société d’étudiants), activité qui me prend passablement de temps mais qui est fort sympathique.
Je me rends bien sûr le plus souvent possible aux matchs de Gottéron.
Je préside les Contents Pour Rien, l’équivalent des contemporains, avec qui on organise une ou deux activités par année.
J’aime bien rencontrer mes amis pour discuter et « pedzer » un peu ensemble.
As-tu un message que tu souhaiterais faire passer?
A l’entraîneur : As isch Ziit für e Titu u i di dritti Liga ufz’stiege !
A l’équipe : faisons de notre mieux lors les 21 matchs qui nous attendent
Au comité : merci pour tout ce que vous faites !